...

Reflet d’actualité, une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…(2)

Chronique hebdomadaire produite par la Coordination des radios locales de France avec le concours des professeurs de la Faculté adventiste de théologie, de pasteurs et de chroniqueurs bibliques.

Les risques catastrophiques mondiaux

Le dernier rapport de l’institut « Global Castrophic Risks », (Institut des Risques Catastrophique Mondiaux), a été publié il y a deux mois en avril 2016. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le rapport de cette ONG Britannique est plutôt passé inaperçue. Je ne l’ai moi-même découvert que récemment par un lien sur l’actualité sur Internet.
Il faut dire que ce rapport n’est pas très rassurant puisqu’il relève les principales catastrophes qui pourraient survenir dans les prochaines décennies et provoquer des pertes humaines considérables. La population est-elle en droit de connaître ces informations, de s’y préparer, voire de tenter de les empêcher ? C’est la question qui se pose. Et en tous les cas aucun gouvernement ne s’en ai fait le relais et la vie continue sans que personnes ne s’inquiètent. Les états se veulent rassurants : « la situation est sous contrôle, vous n’avez rien à craindre ».

Mais d’abord qui est cet Institut et son rapport est-il digne de confiance ?
Composé de scientifiques, d’universitaires et de philosophes cet Institut basé à Oxford en Angleterre fourni régulièrement des rapports qui sont pourtant pris très au sérieux par des organismes comme le siège de l’Union Européenne à Bruxelles ou encore l’Organisation des Nations Unis. Son rôle n’est pas d’influencer ces organisations mais de recenser, analyser et de prévoir les risques naturels majeurs pouvant impacter nos civilisations et notre société.

Réchauffement climatique, pollution, crises sanitaires... Cela peut paraître incroyable pour des oreilles non averties mais le catalogue des phénomènes capables d'éradiquer, ou pour le moins de mettre à mal l'espèce humaine est impressionnant. Dans ce rapport d’avril 2016 donc, cette ONG récence quelques catastrophes ou phénomènes de grande envergure capables d'exterminer au moins un dixième de l'humanité, soit entre 700 millions et 1,7 milliards de personnes.

Personne ne s’étonnera de trouver en première position de cette liste le réchauffement climatique.
Il n’y a en effet quasiment plus un journal télévisé qui n’en mentionne quotidiennement les effets dans son édition. C’est à présent quasi certain, d’ici à la fin du XXI° siècle, la température globale de notre planète augmentera entre 4 et 6 °C.
Les conséquences d'une telle hausse rendra la plupart des régions tropicales difficilement habitables et engendrera de graves perturbations dans les régions tempérées. Les principales conséquences seront une hausse des décès, des blessures et des maladies graves chez les habitants des îles ou des côtes, dues aux inondations et à l'élévation du niveau de la mer. Ces habitants auront de moins en moins accès aux ressources alimentaires, à cause des sécheresses et de la variabilité des précipitations. Les habitants des grandes villes doivent eux se préparer à un risque accru de mortalité durant les périodes de canicule, à une insécurité alimentaire, à un accès insuffisant à l'eau potable et à une détérioration des infrastructures liée à ces phénomènes météorologiques extrêmes.

En deuxième position on trouve le risque d’une guerre nucléaire. Bien qu'il n'y ait pas eu d'attaque nucléaire depuis la Seconde guerre mondiale, les tensions entre les pays détenteurs de l'arme nucléaire restent très fortes. « Réduire la probabilité d'une guerre nucléaire est un défi constant », note le rapport. Les risques d'une telle guerre peuvent être appréhendés selon deux catégories : l'une liée à l'explosion et à la radiation, l'autre au risque d'un « hiver nucléaire » causé par la destruction des installations industrielles, créant d'immenses nuages nucléaires dans l'atmosphère. Même s'il est très difficile d'évaluer la probabilité de la catastrophe, compte tenu des mesures de non-prolifération mises en place par les Etats, le rapport montre que la persistance des conflits accentue ce risque. Crainte numéro trois, celle d’une pandémie mondiale.
Actuellement, la menace d'épidémie la plus importante est celle de la grippe aviaire (le célèbre virus H5N1). Pour qu'elle se transforme réellement en pandémie mondiale, il faudrait que le virus puisse se transmettre facilement entre les humains, par mutation par exemple. Les pandémies de grippes sont assez fréquentes dans l'histoire de l'espèce humaine. Sur ces 300 dernières années, 10 ont été recensées, parmi lesquelles la fameuse grippe espagnole de 1918. Et le rapport de conclure : « Il est difficile de savoir quand et où la prochaine pandémie aura lieu. La mondialisation et les échanges croissants entre les hommes et les animaux augmentent ce risque. »

Le point suivant est rarement évoqué, puisqu’il désigne une intelligence artificielle (appelée aussi IA) devenue incontrôlable.
Considéré comme un risque « émergent », l'intelligence artificielle, celle des machines et des automates, pose de nombreuses inconnues quant à son développement. Pour certains chercheurs comme Stuart Russell, professeur d'informatique à l'université de Berkeley (Californie, Etats-Unis) ou Peter Norving (directeur de recherche chez Google), cités dans le rapport, l'IA peut provoquer de nombreuses perturbations.
Dans les prochaines années, son développement pourrait dépasser les humains dans de nombreux domaines. Autrefois raconté dans les ouvrages de science-fiction, l'IA pourrait faire partie de notre quotidien, et déstabiliser les fragiles équilibres géopolitiques.
Un point encore de ce rapport pour évoquer des phénomènes naturels comme l’éruption d'un « supervolcan » ou des impacts d'astéroïdes. Ce sont des risques dit « exogènes », c'est-à- dire indépendants de l'activité humaine. Capables de provoquer des extinctions de masse, ces phénomènes ont cependant moins de probabilité de se réaliser dans un futur proche.
Et le rapport évoque aussi la croissance démographique galopante le tarissement prévisible des ressources naturelles. Etc.
Voilà ce que des hommes de sciences, ou même de simples observateurs de notre environnement se posent comme réflexions et comme questions.
Alors, à la lecture de ses observations, réflexions et déclarations quel regard le chrétien peut- il avoir face à ces prédictions et quelle est la place de Dieu dans les soubresauts annoncés et prédits à notre terre ?
Les croyants dès le début du christianisme ont été avertis et par le Christ lui-même. Nous pouvons retrouver ces paroles dans la bible et je vous invite à lire sur ce sujet le chapitre 24 de l’évangile de Matthieu, ou bien le chapitre 21 de l’évangéliste Luc.
Nombres de chrétiens ont donc annoncés une fin du monde puisqu’annoncée elle-même par le Christ dans les évangiles. Le retour du Christ sur terre mettant fin au monde que nous connaissons. Mais ces chrétiens, fidèles portes paroles du message biblique, furent souvent pris pour des sectes apocalyptiques et donc éminemment dangereuses.
Mais pour ceux pour qui la Bible et le christianisme contiennent un message de vie, de liberté, de paix, d’amour, d’espoir et de délivrance, écoutons les paroles du dernier verset du chapitre 21 de l’évangile de Luc où nous lisons ; et c’est Jésus qui parle :
« Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance sera proche. »

Joel Faillard
Le 01/01/2017